Si vous avez fréquenté les bans des écoles françaises vous connaissez sans doute les « Lettres de mon Moulin » de par « La chèvre de Monsieur Seguin » qui est un des comtes contenus dans ce recueil. A l'exception de « La légende de l'homme à la cervelle d'or. » qui est un beau récit allégorique, l'ensemble est plutôt prosaïque et manque un peu de sel à mon goût.
Comme Huysmans dans son « Là-bas » je réclame qu'une oeuvre m'emmène soit en enfer, soit au paradis mais qu'elle m'éloigne des bas plateaux de la réalité quotidienne.
Ceci dit, ces textes ne manquent pas de passages savoureux, j'en veux pour preuve cet extrait du texte « Le phare des Sanguinaires. » qui est bel exemple d'envolée poétique, évoquant une aspiration à la communion avec la nature : « .. Vous connaissez, n'est ce pas, cette jolie griserie de l'âme ? On ne pense pas, on ne rêve pas non plus. Tout votre être vous échappe, s'envole, s'éparpille. On est la mouette qui plonge, la poussière d'écume qui flotte au soleil entre deux vagues, la fumée blanche de ce paquebot qui s'éloigne, ce petit corailleur à voile rouge, cette perle d'eau, ce flocon de brume, tout excepté soi-même... Oh ! que j'en ai passé dans mon île de ces belles heures de demi-sommeil et d'éparpillement ! ... ».

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